Parti tard ce matin, vers 8h, car le bar n’ouvrait qu’à 7h30 et j’ai préféré attendre plutôt que de devoir marcher des kilomètres pour déjeuner. J’apprends qu’un ami très cher doit de faire opérer aujourd’hui. Quand on dit que les mauvaises nouvelles arrivent toujours! Je lui fait un message avec mes bon vœux, qui sait quand il partira ce message? et profite de mes heures de marche en solitaire pour me remémorer les événements, heureux et tristes, vécus et partagés durant ces 40+ dernières années avec lui.


Comme hier je commence dans la grisaille et marcherais 8km avant de voir quelqu’un. Puis, à Portomarin, le ciel va s’ouvrir et le bleu dominera pour le reste de la journée. Les paysages sont toujours aussi beau, la Galice n’a rien à envier aux autres régions. Ce que je remarque c’est qu’il y a moins d’églises par contre. Chaque région a ses spécificités, le Rioja par exemple a les vignes… Mais tous partagent une grande beauté.

Je rencontre Anita, une Hongroise vue plusieurs fois aux étapes, avec qui je ferais un bout de chemin et un arrêt pour un jus. Puis je repars car elle va s’arrêter au prochain village mais moi je voudrais aller le plus loin possible. Pour reprendre le plan il me faudrait atteindre Palas de Rei soit 36km en tout. Je sais que je n’y arriverai pas, pour cause de fatigue et de départ tardif.









Comme je ne réserve pas je commence à regarder pour un lit vers 14h sachant qu’après 15h il n’y a pas beaucoup de chance de trouver quelque chose. A Ligonde je tombe sur un accueil chrétien et il reste une place. C’est géré par une église, batiste je crois, de Virginie. La fille me demande si je parle Anglais et me donne un imprimé en me demandant de le lire. Ce sont les règles me dit-elle puis elle m’explique qu’à 16h30 il y a réunion de 30 minutes ou on apprend à se connaître les un et les autres, suivie par un film puis repas communautaire et enfin chansons. Je la remercie, décline et lui dit que je vais poursuivre mon chemin: elle semble surprise mais ce n’est absolument pas mon truc, pour dire le moins. Finalement je trouve à l’albergue de Peregrinos à Airexe, un tout petit lieu-dit dans une zone rurale.


