Jour 2 : Alverca do Ribateijo – Azambuja, 32km, 8h.

La nuit a été agitée en raison de ma hanche douloureuse qui me réveille régulièrement ainsi que du froid intense. A 7h15, je quitte la chambre. Je recherche un restaurant pour le petit déjeuner, mais celui qui était censé ouvrir avant 7h. n’offre finalement son service qu’à 8h. J’espère que cela ne sera pas à nouveau la galère pour trouver café et croissant. 

Finalement et après 6 km j’ai trouvé. Un tout petit bar au bord de la route tenu par une vieille dame très gentille. J’ai pu boire un café et un bolo de nata: très bon!

À Alhandra le chemin reprend le long du Taje, c’est juste magnifique, il y a même une partie qui s’appelle paradis et elle n’a pas volé son nom.

Il y a une chose dont on se lasse pas c’est vraiment tous ces gens que tu croises, des jeunes, des vieux, des blancs, des noirs, des jaunes qui tous te souhaitent « buen camino » avec un grand sourire !

Il y a peu j’avais tout enlevé à cause de la chaleur et je suis en t-shirt. Quelques nuages noirs passent et, d’un coup,  la pluie tombe avec violence. Le temps d’enlever mon sac, de sortir ma pèlerine, de remettre le tout pour me protéger, je suis trempé.

Je m’arrête pour manger dans un restaurant populaire qui est plein. Je demande un petit truc et le patron me répond en portugais mais je n’ai rien compris alors j’ai dit oui. Ils m’ont amené du poulet avec frites et riz. À mon avis il y en avait pour 9 personnes pendant 5 jours.

Je voulais juste un petit truc

De là l’étape est à oublier. Essentiellement du goudron, sur des routes nationales pleines de camions et voitures: épouvantable et dangereux ! D’ailleurs il semble que de nombreux pèlerins prennent le train pour l’éviter.

Camions, voitures, goudron….

Sur la dernière partie je rencontre Alessandro, un jeune italien de 33 ans de Milan qui a travaillé quatre ans au Matto Grosso, au Brésil, dans une organisation qui s’occupe des défavorisés.

Nous arriverons ensemble à l’auberge municipale mais il n’y a plus de place. On nous amène alors dans une petite école et il y a des matelas par terre pour une dizaine de pèlerins sans abris. Il n’y a qu’une toilette et deux salles de bains/douche pour lilliputiens (on ne peut utiliser que la douche).

Et nous retrouvons nos compagnons Gérard, Blanche et Jacques avec qui nous partageons le repas du soir.

L’étape à oublier

Un commentaire sur « Jour 2 : Alverca do Ribateijo – Azambuja, 32km, 8h. »

  1. Sur le goudron, au bord de la route, je comprends facilement que ce ne soit pas très plaisant. J’espère que cela changera vite. Buen camino, Guy.

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