Jour 3 : Azambuja – Santarém, 35km, 9h.

Je me lève comme les autres à 6h mais dû à mon inefficacité crasse, je suis le dernier à partir à 7h. Perdu dans mes pensées, je prends la mauvaise direction mais c’est favorable car je tombe sur une boulangerie qui me servira un délicieux café com leiche et croissant mixte.

Quoi de mieux pour débuter la journée ?

Il est 7h30 lorsque j’entame cette étape qui est longue, plus de 30km, difficile, et avec peu de possibilités de logement à l’arrivée. Jacques et bien d’autres ont réservé, pas moi. Je continue obtu et considère que ça va à l’encontre de l’esprit du Caminho où tu t’en remets à Santiago. J’ai toujours la foi, je trouverai une couche.

Pas de possibilité d’étendre le linge lavé alors tu comptes sur le soleil

Finalement j’aurais dû prendre une demi pointure de plus pour mes chaussures de marche. Hier je me suis fait une ampoule au petit doigt du pied droit qui rajoute à la douleur de ma hanche gauche. Comme ça je boîte des deux jambes !

Bonne idée, sa maison sur un bateau

L’étape du jour est agricole avec des champs, des fermes et beaucoup de tracteurs. Je vois un peu plus de pèlerins aujourd’hui, Harry un irlandais et tout un groupe qui passe en faisant beaucoup de bruit…. pas trop dans l’esprit du Caminho.

Après Valada ça devient dur. De la terre battue, de la poussière, tu ne croises personne et il n’y a ni hôtel, ni restaurant, ni bar, ni point d’eau, pas de banc, même pas un tronc ou une pierre pour t’asseoir. Et tout ça pendant des heures, sur 16km et sous un soleil de plomb.

En fait ça me brûle sur les bras et la nuque et je décide de mettre mon chapeau du désert.

Un soleil de plomb qui te brûle

Je souffre de partout, Santarém semble inaccessible et même le moral en prend un coup. En plus, les derniers kilomètres sont en montée ! C’est certainement l’une des épreuves les plus difficiles que j’aie subie. Je suis détruit et prie Santiago de m’assurer une couche à l’arrivée : je n’aurais pas d’énergie pour marcher les 12km supplémentaires pour trouver un autre un gîte potentiel.

Santiago a pourvu mes besoins et à l’arrivée, après plus de 9 heure de marche, il reste un lit à l’auberge, le dernier !

L’étape épreuve

Un commentaire sur « Jour 3 : Azambuja – Santarém, 35km, 9h. »

Laisser un commentaire