Mes affaires n’ont pas séchées cette nuit alors je les remets mouillées sur mon sac. J’espère vraiment pouvoir le faire ce soir à la prochaine étape, car je porte mon dernier set de slip, maillot et chaussettes. Je prends un petit déjeuner avec du café soluble, pain et confiture mis à disposition par l’hôte et me trouve à la cuisine avec deux jeunes brésiliennes qui résident à Lisbonne. Elles vont à Fatima aujourd’hui car elles doivent travailler demain. Elles sont à vélo mais ça me semble difficile.
Départ à 8h et je rencontre Bernard, un Toulousain plus âgé que moi qui marche en mai de chaque année depuis 2018. Il a fait beaucoup de caminos en Espagne, France et Portugal. Il voyage seul car sa femme n’est pas sportive et il me dit, avec un clin d’œil, qu’il arrêtera bien un jour, mais quand ?

Le départ est vraiment dur ce matin, ça monte ! L’étape est courte, semble-t-il, mais c’est dû au fort dénivelé à plusieurs endroits. Mais j’aime déjà beaucoup mieux ce type de tracé.





Par contre le temps n’est pas mon ami. Ça commence par un crachin qui va se transformer plusieurs fois en pluie plus ou moins forte. Finalement, je devrais mettre la cape que je n’enlèverai qu’une fois ou deux pendant les rares répits, car on ne respire pas sous ce plastique. Il fera moche et gris toute la journée.






Il doit y avoir un problème avec les distances entre la réalité et le guide. L’étape du jour est donnée pour 17 km en 4h10 et j’en ferai 20 en plus 6h. Je me suis arrêté pour boire un café et manger mais pas pendant 2 heures. Mystère ! Ce qui est sûr par contre c’est qu’il y a beaucoup de dénivelé, ça grimpe sur la fin, c’est infernal.

Et de nouveau j’aurais passé la journée pratiquement seul, ne croisant que très peu de personnes.
En arrivant à Minde, le gîte espéré est fermé. Je vois une dame qui s’approche en courant. Elle est la fille du couple qui gérait l’endroit mais qui est décédé. La maison existe toujours alors elle me propose une chambre à 25 € que je prends. Je peux mettre mon linge à sécher, il y a une salle de bain. Ce sera parfait pour moi.






Le ciel semble plus clément à Minde. Heureusement. Ceci dit, les habitants du lieu semblent se cacher du regard des pélerins. Impressionnant cette absence de monde. Buen camino, Guy.