Je pars tard, à 8 heures, après avoir pris le déjeuner à l’auberge. J’ai bien aimé la simplicité de l’endroit, mais c’est vrai qu’un seul local douche, lavabo et WC pour 29 pèlerin(e)s, ça fait un peu court. J’ai eu froid cette nuit. J’avais bien une couverture, mais un peu légère.
L’étape du jour prévoit 27km sur beaucoup de macadam, dangereuse à certains endroits où les pèlerins croisent camions et voitures sur la même route. Je pars de Porto, il fait gris et la météo locale prévoit un peu de soleil, puis la pluie.



Il me faut 1h20 pour sortir de Porto et de sa périphérie. Hier je n’ai vu aucun pèlerin et j’ai marché seul. Aujourd’hui je commence à en voir quelques-uns. J’ai parlé avec un Allemand, un couple de Taiwanais et un Anglais. Une pluie fine se met à tomber, alors je mets la protection du sac. La pluie tombe de plus en plus fort, je suis mouillé alors je décide de mettre la cape. Je suis sûr que si je la mets, le soleil va sortir, mais si je ne la mets pas, ça va continuer de pleuvoir fort. Confirmé ! 20 minutes plus tard le soleil brille. Je garde la cape encore un bon moment, mais c’est pénible sous ce plastique, alors finalement je l’enlève… Et de se remettre à pleuvoir peu après. Ça restera comme ça jusqu’à l’étape, pluie et quelques rayons de soleil en alternance.



Je m’arrête pour un café et en profite pour demander le timbre.

Depuis Coimbra je dois avoir deux timbres par jour et je me rends compte que je n’aurai pas assez de place jusqu’à Santiago. Il faut donc que je trouve une nouvelle crédentiale. Je m’arrête devant un magnifique monastère, ils en ont une. Et c’est là que je retrouve Renato et ses compagnons. Ils vont passer la nuit dans ce donativo.


Moi par contre, j’ai encore 2 km à faire. J’arrive à l’étape avec le soleil. Il reste un lit, c’est le dernier et c’est celui du haut Je vais profiter du soleil pour laver mes deux jeux d’habits sales. Hier, en effet, je n’ai pas pu faire de lavage à cause du mauvais temps.
