Pourquoi ce pèlerinage et d’où m’est venu cette idée ?
En 2017 j’ai eu un « accident » qui m’a plongé dans un coma dont les médecins ne me voyaient pas sortir. La médecine traditionnelle abandonnait, mais pas ma femme ni ma belle famille qui est très chrétienne. J’ai la profonde conviction que les différentes chaines de prières en Suisse, au Brésil, au Mexique et en Afrique du Sud ont été instrumentales pour ma sortie du coma et mon rétablissement.
J’ai reçu une deuxième chance à la vie. Depuis, ce pèlerinage s’est imposé comme une évidence pour moi.
Au niveau physique, la révision des (presque) 70 relève de l’arthrose au genou gauche, à la hanche du côté gauche et à la nuque. Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! C’est surtout ma hanche qui me fait souffrir, presque constamment, mais bon, on verra bien !
J’entreprends seul cette marche, ce pèlerinage, cette quête spirituelle que je vais essayer de relater dans ce carnet de route.
Bellevue, avril 2022
Jacques de Zébédée, Saint patron de l’Espagne
Jacques de Zébédée est mentionné dans les Évangiles synoptiques ainsi que dans les Actes des Apôtres. Il est le frère de l’apôtre Jean. Le plus ancien des évangiles, celui de Marc, présente les deux frères comme des pêcheurs du lac de Tibériade qui laissent leur barque pour suivre Jésus.
Jacques est donc l’un des tout premiers disciples de Jésus et l’un de ses plus proches. La tradition synoptique en fait un des trois principaux apôtres puisqu’il est choisi, avec Pierre et Jean, comme témoin d’événements cruciaux comme la résurrection de la fille de Jaïre, le chef de la synagogue, la Transfiguration sur le mont Thabor et la prière de Jésus au mont des Oliviers. Cependant, à l’instar des autres apôtres, il abandonne Jésus quand celui-ci est arrêté. Jacques est également cité parmi les disciples qui se trouvent dans la chambre haute lors de la descente de l’Esprit.
Sa mort en martyr est rapportée dans le Nouveau Testament : « Hérode fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean », au moment de l’arrestation de Pierre, et il est donc décapité.
Le voyage en Espagne
Selon une légende, Jacques partit avec quelques disciples pour l’Espagne pendant quatre années où le travail d’évangélisation rencontra de multiples obstacles et difficultés. Selon une tradition chrétienne, il ne réussit à convertir que neuf disciples.
Après un voyage de six mois à Rome où il fut brièvement emprisonné, il revint à Gadès. Le nombre de disciples y avait notablement augmenté et Jacques poursuivit son apostolat dans l’actuelle Saragosse où il obtint des conversions massives.
À la suite d’une nouvelle persécution à Jérusalem, Jacques y retourna avec sept disciples pour soutenir la communauté de croyants. Il fut tué « par l’épée » dans un endroit inconnu de Palestine et son exécution provoqua un soulèvement populaire. Ses dépouilles furent retenues par les persécuteurs. Selon la tradition des Catalogues Apostoliques, le lieu d’inhumation de saint Jacques fut l’Achaia Marmarica qui aurait été déformé dans la traduction latine en arca marmorica », signifiant « tombeau de marbre ». Or, la colline dominant Compostelle où fut trouvé le prétendu tombeau de Jacques par le moine Pélage vers 813, s’appelait Arcis marmoricis.
Source: Wikipedia
