Je quitte l’auberge à 7 heures, le dernier comme d’habitude, Renato et ses amis sont déjà partis et on devrait se revoir à Porto. La météo locale m’annonce rien de bon, il fait gris, humide et froid. Mes pieds vont mieux heureusement et la cloque à droite s’est résorbée. Comme hier, je détends au maximum les lacets sur l’avant, du coup je ne boîte presque pas. J’ai dû trop serrer au départ et c’est certainement la cause de mes douleurs. Je reste confiant que ça va se régler ces prochains jours, à part peut-être le talon droite, on verra.



Le tracé du jour me plaît beaucoup, puis le soleil pointe et va même m’accompagner jusqu’à Porto. Je craignais un peu ces 6 kilomètres d’arrivée à Porto, mais à tort car c’est beau, rien à voir avec ces horribles zones industrielles que j’ai traversées dans le passé.



J’arrive à Porto, il fait beau et la ville est magnifique. J’y étais en 2011 et j’en avais gardé un bon souvenir. Il y a un monde ! C’est le tourisme !

Je marche 1.7km à la recherche de l’auberge des pèlerins, pour rien. Les 53 lits sont réservés : c’est bien fait pour ma pomme, j’aurais dû appeler avant. L’hôtelier me donne une adresse à l’autre bout de la ville où il devrait y avoir de la place. Je prends le métro et arrive à l’ alberguo dos peregrinos Senhora da Hora, et il y a un lit pour moi, 12€ avec couverture. L’hospitaliero m’informe qu’il faut attendre 15h pour l’enregistrement mais il veut bien garder mon sac. Ça m’ennuie de rester avec mes habits transpirés et mes chaussures, mais je vais en profiter pour aller visiter un peu Porto.
Le ciel va se couvrir petit à petit et la pluie commence. Alors que je marche le long du Douro, je tombe sur mes compagnons pèlerins italiens. Ils ont pris un Airbnb, ils sont très contents et ils me proposent de venir manger chez eux ce soir : ils vont faire une carbonara. Malheureusement je dois décliner car il faut que je retourne à l’auberge pour faire ma douche, et puis je n’aurais plus la force de revenir dans le centre-ville pour aller chez eux. Moi demain matin je me lève tandis qu’ eux vont rester deux ou trois jours à Porto. Nous nous saluons, peut-être nous retrouverons-nous à Santiago ? En tous les cas, j’aurais eu grand plaisir de les connaître et ça semble réciproque.





À l’auberge, je rencontre une allemande qui a vécu quelques années au Brésil et un italien. Les deux commencent leur Camino à partir de Porto. C’est de Porto que partent différentes routes, soit le Camino Central, la route côtière et la variante spirituelle. Demain je poursuivrai sur le Camino Central.






































































































